jean fourastie

Dans les Echos du 9 janvier 2017 Jean-Marc Vittori se réfère aux prédictions de Jean Fourastié sur la croissance en France. Jean Fourastié affirmait dans Les Trente Glorieuses (écrites en 1979) que la croissance ne pouvait se poursuivre indéfiniment : "Les temps faciles sont interrompus depuis 1973, et pour une durée assez longue [..].l'Occident ne connaîtra plus, d'ici plusieurs lustres, un progrès économique comparable à celui qu'il vient de vivre pendant ce quart de siècle"  Mais en même temps, il montrait comment la France pourrait se situer dans un meilleur rang par rapport aux autres nations si elle surmontait les quatre faiblesses qui sont reprises par Jean-Marc Vittori.

Jean Fourastié ajoutait : "La France peut se laisser aller à se figer dans ses structures actuelles, à tenter de limiter le chômage par le maintien des emplois existants, à productivité constante ou faiblement croissante, voire même décroissante, soutenus par des subventions publiques, financés par l'impôt ou par des crédits inflationnistes. Cela est possible, mais cela implique inéluctablement une baisse du pouvoir d'achat du salaire horaire. La voie du progrès rapide est maintenant fermée. Celle du progrès lent est ouverte, mais étroite et malaisée[…]. Cette voie implique cependant une intense activité créatrice, un fourmillement d'initiatives originales et d'efforts individuels, dont seule l'entreprise privée est capable ; elle exige un prudent mais instable équilibre entre l'utilisation maximale des compétences et des vertus rares, et la réduction globale de la durée du travail. " Ces paroles se sont vérifiées... Seulement le pouvoir d'achat du salaire horaire n'a pratiquement pas baissé, la diminution du temps de travail a été faite en augmentant le pouvoir d'achat du salaire horaire, et c'est le chômage qui s'est accru. Jean-Marc Vittori souligne l'actualité des propos de Jean Fourastié :

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