jean fourastie

La grande interrogation du XXI eme siècle

 Cette page conclut La Grande Métamorphose du XXe siècle de Jean Fourastié (1962) Pour lire le texte en pdf, cliquez ici


Parmi, les idées qui devraient dominer notre conception du monde et qui pourtant sont pratiquement négligées, la durée de l'humanité est l'une des plus importantes.

Cette notion, du moins sous sa forme moderne, était absente de la pensée des Aristote, des Platon et des Kant ; car c'est tout récemment que la science nous en a dévoilé la nature et l'ampleur.

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Dans La réalité économique (1978 ; nous suivons l’édition de 1986), Jean Fourastié a repris le thème récurrent dans son œuvre du « calendrier démographique de l’homme moyen ». Nous ajoutons en note quelques chiffres actuels qui montrent la pertinence de la prévision.

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 Postface de la dernière édition du Grand Espoir

Lors de la dernière édition du Grand Espoir du XXe siècle, en 1989, un an à peine avant son décès, Jean Fourastié a écrit ces quelques pages synthétiques dans lesquelles il récapitule sa pensée, la passe au crible des années déjà vécues et la prolonge vers le futur. C’est en quelque sorte son testament spirituel.

Relisant, en 1989, la première édition du « Grand Espoir », publié en 1949, je vois bien que ce grand espoir s'est aujourd'hui largement réalisé en Occident et qu'il est bien en voie de réalisation dans le monde entier. Le progrès technique a tenu ses promesses ; il continue de les tenir. Sa place est croissante dans la vie économique, et même dans la science économique. Voilà pourquoi le livre est resté actuel. Je n'ai pas à a y revenir ; ma fille Jacqueline explicite exactement ces choses dans la présentation de cette réédition. Mais il m'appartient d'exprimer ici ce que je pense aujourd'hui de l'état actuel des problèmes que pose le monde. En d'autres termes, je dois dire pourquoi je n'écris pas le Grand Espoir du XXIe siècle; pourquoi tout me paraît grandement plus complexe et plus mouvant en 1989 qu'en 1949 ; pourquoi l'avenir me paraît grandement imprévisible..

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Pour Jean Fourastié, le progrès apporte la croissance, mais la croissance ne peut être indéfinie. Ailleurs, il a parlé de « période transitoire » ; ici, il montre que la suite de la vie du monde sera marquée par une  croissance moindre ou même la stagnation, ce qui était d’ailleurs le cas, avec un niveau de vie bien moindre, de la millénaire humanité (Extrait de Les Trente Glorieuses, éd. Pluriel, p.249, 1re édition 1979 ).

 

Depuis 1968 ou 1970, j'attendais la fin des « trente glorieuses ». Ma raison était bien simple et je l'avais exposée publiquement à plusieurs reprises : c'est que 210 = 1 024. J'attendais donc, sans être capable d'en fixer la date, une inflexion radicale à la croissance occidentale et française ; à la vérité, je l'attendais plutôt de la désorganisation et de l'engorgement du crédit et du système monétaire international. Mais lorsque la décision de hausse des prix du pétrole fut prise, et que rien ne vint rompre le monopole, je n'eus aucun doute sur la fin irrémédiable des temps faciles[1].

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