jean fourastie

Les prix présentés dans ce secteur sont les prix de détail des produits de l’agriculture ou de l’industrie alimentaire. Ils sont classés de façon à être facilement repérables : légumes, fruits, conserves, huiles et matières grasses, etc.

Le fait majeur de l’évolution dans le secteur agricole est la baisse du prix réel du blé et des céréales (voir les généralités sur les prix et le prix du quintal de blé dans les prix de gros).

 

 

Les produits transformés, comme le pain ou les conserves, ont un prix réel qui baisse moins rapidement que les produits qui viennent directement de la terre, car il y a une part plus grande de main d’œuvre incompressible. Les petits légumes ou fruits, qui demandent plus de soin, voient leurs prix réels baisser moins vite que les céréales.

La plupart des produits agricoles ont un prix réel en baisse importante ; ils peuvent être classés à Haut Progrès Technique, ce qui est un peu en contradiction avec la vision de Jean Fourastié qui les classait à Progrès Technique Moyen. Il y a eu d’énormes progrès des techniques agricoles, progrès qui semblent s’atténuer depuis au moins dix ans ; il est probable que certains prix réels ne pourront plus baisser, pour la raison indiquée ci-dessus : une main d'oeuvre incompressible, tant pour la production que pour la vente. Ce tendance fait prévoir ce que Jean Fourastié appelait "la fin de la période transitoire" : une civilisation stable, avec une croissance presque nulle comme avant le XVIIIe siècle, mais à haut niveau de vie et avec un emploi presque uniquement tertiaire.

 

Secteur primaire, produits agricoles


Boissons

Boisons alccolisées ou non. La consommation de vin a beaucoup changé depuis le XIXe siècle ; elle est d'abord devenue possible, mais avec une prépondérance de vins à bon marché ; aujourd'hui, on recherche un vin meilleur, plus fort en alcool, mais on en consomme de manière moins systématique. Le progrès technique a abaissé les prix de revient ; certains produits comme le champagne ont vu leur prix réel devenir si faible que leur consommation, réservée aux "riches" il y a un siècle, devient possible pour tous. Certaines boissons non alcoolisées font l'objet d'un progrès technique important et ont même parfois un prix nominal en baisse depuis 2 ou 3 ans.
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Conserves

Les prix réels des conserves, comme ceux des produits frais, ont beaucoup baissé. Des progrès des techniques de production ont transformé l'agriculture.
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Divers

Il s'agit de produits classés "produits alimentaires divers" par l'INSEE : sucre, vinaigre…
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Farineux et pains

Les pains, les gateaux et les farines. Les prix réels ont beaucoup baissé et sont parfois jusqu'à 30 fois moindres qu'à la fin du 19e siècle, en lien avec la baisse du prix du blé et des céréales.
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Fruits

Les prix des fruits et légumes sont relevés régulièrement par l'INSEE ; nous les avons reproduits dans la mesure où ils sont publiés. Nous tentons des mises à jour lorsque l'INSEE a interrompu ses séries. Le progrès technique fait baisser les prix réels de façon significative. Cependant, on peut observer un tassement dans cette baisse depuis dix à vingt ans. Le progrès technique fait baisser le temps nécessaire à la production; mais il y aura un moment où ce temps deviendra incompressible : il faudra toujours un peu de travail pour produire, conserver, transporter, commercialiser… On peut se demander si l'on approche de ce minimum pour certains fruits.
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Huiles et matières grasses

Dans ce domaine, les prix réels ont beaucoup baissé, jusqu'à 40 fois moins qu'avant 1900.
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Légumes

Les prix des fruits et légumes sont relevés régulièrement par l'INSEE ; nous les avons reproduits dans la mesure où ils sont publiés. Il nous est assez difficile de prolonger les séries que l'INSEE ne publie plus ; nous l'avons fait essentiellement à l'aide de prix trouvés sur Internet, qui ne sont plus des moyennes comme les prix publiés par l'INSEE Le progrès technique fait baisser les prix réels de façon significative ; on peut noter un certain ralentissement de la baisse depuis une dizaine d'années. Il est difficile de dire si c'est une conséquence de la crise, ou s'il devient de plus en plus difficile que certains de ces prix baissent, car, malgré le progrès technique, il reste un temps de travail, peut-être incompressible, pour transformer des graines en légumes disponibles sur un marché…
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œufs et produits laitiers

Dans ce domaine, les prix réels sont en baisse régulière, mais lente, de l'ordre au maximum d'une division par 10 depuis le 19e siècle.
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Plantes et fleurs

Les prix des fleurs et plantes (d'appartement) sont relevés par l'INSEE depuis 1992. Ce sont des produits qui relèvent de l'agrément de la vie. Les prix réels sont en baisse pour presque toutes les fleurs présentées et cette baisse dure, même depuis 10 ans où l'on observe un ralentissement de la baisse sur l'ensemble des produits agricoles. Certaines fleurs, dont les prix ne sont connus que sur une courte période, ont un prix réel stable.
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Poissons et crustacés

Les prix réels des poissons et crustacés ont baissé régulièrement, avec une tendance au ralentissement ces dernières années
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Thé, café, chocolat…

Les prix réels du thé et du café ont beaucoup baissé depuis plus d'un siècle.
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Viande

Les viandes de bœuf, mouton, veau, poulet, lapin, porc sont réunies ici. Leur prix réel a beaucoup baissé depuis les années dix-neuf cent, avec une tendance au ralentissement depuis quelques années. Jean Fourastié comparait les évolutions de prix réels du poulet et du lapin : celui du poulet a beaucoup baissé alors que celui du lapin est beaucoup plus stable, car la manière d'élever les poulets a beaucoup évolué, tandis que l'élévage de lapins reste assez traditionnel. De façon générale, l'évolution des prix réels des viandes se rapproche plus de celle du poulet que de celle du lapin, car il y a des progrès considérables dans les techniques d'élevage.
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