jean fourastie

Nous avons placé dans cette rubrique des produits dont le prix est indépendant du prix de revient : l'immobilier, les timbres de collection, l’or, la terre…

 Dans le cas de ces produits, le prix dépend presque uniquement de l’offre et de la demande. Un timbre rare est cher… Le prix du louis d’or varie selon la conjoncture économique : dans certaines conditions, c’est une valeur refuge qui apparaît sûre. Le prix des terres agricoles dépend aussi de la demande. On a donc dans tous les cas des prix réels oscillants, sans tendance de fond à long terme.

 

Prix indépendants du prix de revient


Immobilier

Pour les appartements et les maisons, prix du mètre carré, moyenne sur la France entière. Source : Century 21. Toutefois ces moyennes au niveau France cachent de grosses disparités régionales et locales. Dans certaines régions, les prix baissent sévèrement et à l'inverse, les prix dans certaines grandes villes ont continué à augmenter fortement. Les transactions immobilières sont devenues de plus en plus importantes. En effet, depuis le début des années quatre-vingts, plus d'un ménage sur deux est devenu propriétaire de son logement (58,2% en 2012). Les prix s'avèrent n'être que peu dépendants du prix de revient. Le nombre de constructions nouvelles d'appartements depuis 1995 aurait dû faire baisser le coût (progrès de productivité) alors qu'il n'en est rien.
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Or, argent, métaux précieux

Le cours de l'or , comme celui de l'argent et d'autres métaux précieux, n'a que peu à voir avec son coût de revient. La production annuelle est faible et n'influe pas sur le cours. Seules jouent l'offre et la demande. On voit le rôle des crises qui provoquent la demande de métaux précieux, valeur refuge.
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Terres

Il s'agit de prix de biens donnés par la nature (terres cultivables, forêts, vignes). Aucun travail humain n'intervient dans l'existence de ces biens qui échappent donc à la théorie de Jean Fourastié ; lui-même les classait en produits dont le prix est indépendant du prix de revient et ne dépend que de l'offre et de la demande
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Timbres

Les relevés de prix ont été faits par l'équipe de Jean Fourastié ; pour la période récente, par Claude Margue et depuis sur :www.timbres-de-France.com. Les timbres sont typiquement des objets dont le prix est indépendant du prix de revient ; un timbre est cher s'il est rare et recherché des collectionneurs. Son prix n'est pas dépendant du progrès technique, mais seulement de l'offre et de la demande. Certains timbres sont extrêmement rares, comme les timbres de l'Ile Maurice de 1847, émis au départ en 500 exemplaires : on n'en connaît que quelques-uns aujourd'hui et les cours officiels sont de l'ordre de 100 000 salaires horaires. Le timbre le plus cher en France est le "1F Vermillon 1849" dont le prix se situe parfois jusqu'à 10 000 salaires horaires. Ces timbres attirent des collectionneurs, mais sont surtout des objets de placements, voire de spéculation. Les prix des timbres moins rares sont cependant soumis à la loi de l'offre et de la demande; ils dépendent de la plus ou moins grande rareté de ces timbres. En particulier, les timbres ont servi de "valeur refuge" pendant les guerres, d'où une demande plus forte et des prix plus élevés
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