jean fourastie

Un séminaire de recherche organisé par la Toulouse Business School et le Comité Jean Fourastié a eu lieu à Toulouse le 25 juin dernier sous le titre : Growth & Structural Change A workshop by Toulouse Business School and the Comité Fourastié, Croissance & Changement Structurel.
De nombreux modèles ont été présentés, mais le thème principal provenait d’une affirmation de Jean Fourastié : la croissance est due au progrès des techniques de production : il faut moins de travail humain qu’au siècle dernier pour produire des automobiles, des vitres ou des produits manufacturés et aussi pour cultiver le blé ou la plupart des produits agricoles… Il en est résulté une forte croissance de la production dans tous les pays mais pas forcément simultanément ; la population s’est déplacée du secteur agricole au secteur industriel et ensuite vers le tertiaire…
Mais le tertiaire n’est pas l’objet, dans son ensemble, du même progrès technique : la civilisation tertiaire à laquelle on aboutit n’aura plus la même croissance ; c’est la «stagnation séculaire»…


La base de la réflexion a été l’article d’Alain Alcouffe et David Le Bris : Our current «secular stagnation» as expected by Jean Fourastié, article qui peut être lu sur le site fourastié-sauvy.org. Un nouveau modèle, très complet, dans le temps et dans l’espace, testé sur de nombreuses données statistiques, a été présenté par David Le Bris (avec Elie GRAY et André GRIMAUD) sous le titre : The Farmer, the Bluecollar, and the Monk : Understanding economic development through saturations of demands and non-homothetic productivity gains.

Avec les participations de Alain ALCOUFFE (University of Toulouse Capitole), Antonin BERGEAUD (Banque de France), Régis BOULAT (Université de Haute Alsace), Jean-Pierre CHAMOUX (Université René Descartes, Paris V ; Président du Comité Jean Fourastié), Jacqueline FOURASTIÉ (CNAM, Comité Jean Fourastié), Jean-Luc GAFFARD (Université de Nice Sophia Antipolis ; OFCE) ; Elie GRAY (Toulouse Business School) ; André GRIAUD (Toulouse School of Economics) ; Maurizio IACOPETTA (Skema Business School ; OFCE) ; David LE BRIS (Toulouse Business School); Pietro PERETTO (Duke University), et la présence de Vincent Fourastié